25.3.08
Famille re-composée
11.3.08
La réalité nous rattrappe...
On sait depuis le début, qu'un enfant grand prématuré a statistiquement plus de possibilités que la moyenne, de développer des retards intellectuels, de compréhension, de langage ou d'apprentissage.
Problème épineux lorsque l'on apprend qu'aucune structure médicale ou très peu sont capables, en France d'assurer le "service après-vente" des "grands prémas".
Par ailleurs, aucun médecin ré-animateur ne peut anticiper au cas par cas le destin de ces bambins tombés du nid trop tôt... Ce qui n'est pas très rassurant pour nous, parents!
Toutefois, soyons hônnetes, qu'attendons nous du corps médical ? Qu'il sauve nos enfants, lorsque l'on vit dans l'instant on n'a pas vraiment le loisir de penser à demain surtout qu'il n'est jamais assuré...
Cependant, la courbe de croissance et la bienveillance des médecins à son égard, nous feraient presque oublier que nous avons un enfant différent dont les besoins sont spécifiques par rapport à ceux de ses semblables nés à terme.
Néanmoins, cette réalité qui nous revient à la face comme un boomerang n'entame ni notre foi en lui ni notre détermination à l'encadrer de notre mieux.
Sachons donc prendre la vie comme elle vient avec confiance tout en ne perdant pas de vue que pour nous, parents de "grands prémas" la naissance se prolonge bien au-delà de l'accouchement...
1.3.08
Papa n'est pas là...
En arrivant à Nice, j'avais très peur qu'il ne me témoigne une sorte d'indifférence.
J'étais vite rassuré par son sourire, me permettant au passage de voir ses nouvelles petites quenottes, que mon absence m'avait interdit de regarder. Je lui ai tendu la main et il l'a prise avec joie, nous fîmes donc la course en tête, distançant Maman et ses grands parents (sans gloire je l'avoue).
Ce bref séjour au soleil, m'a fait un bien fou, pour dire la vérité, j'étais heureux qu'il n'y ait pas eu de lit de bébé pour mon Bombonino (le surnom dont je l'ai affublé) car cela nous a permis de dormir ensemble, soudés comme la famille que nous sommes même à distance.
Je sais que ce n'est pas la meilleure éducation qui soit, mais j'ai tendance à lui passer tous ses (petits) caprices. Le voir heureux, est ce qui me permet de supporter mon statut de père absent (non démissionnaire). Heureusement Mon Amour est là pour expliquer à Alexandre que son papa l'aime et pense à lui.
Néanmoins, savoir qu'il a cherché son père dans l'avion qui les ramenait à Bordeaux est un "crève-coeur " pour moi...
A peine étais-je rentré à Amiens que je me penchais sur les dates des vacances de Pâques! (la SNCF m'enverra le "précieux" dans les jours à venir).
Ah... J'oubliais! Cette photo a été prise dans le jardin d'enfants du village de l'Escarène où ma soeur , mon beau-frére et leurs filles se sont installés, une pensée donc pour eux qui réalisent leur rêve: devenir propriétaire!
Je dédie aussi ces quelques lignes aux papas qui rentrent tard du travail ou qui sont loin de leur famille.
La séparation a cela de bien, c'est qu'elle rappelle combien peut manquer l'Amour de nos proches...
22.2.08
tournez méninges
Le grand jour est arrivé! Papa et maman s'étaient donné rendez-vous à l'aéroport de Nice, de provenances différentes, papa arrivant de Paris et maman et moi de Bordeaux.
Papi et mamie G., nous attendaient tous les trois pour nous emmener dans les hauteurs Niçoises...
Que de zigs et de zags pour nous amener là haut...j'ai failli vomir!
Cinq jours, c'est court pour profiter de la présence de mon papa.
Durant ces quelques jours, nous sommes allés au Carnaval, au restaurant, où j'ai goutté les petits farcis, mangé des olives et des frites...et profité de mes trois bougresses de cousines auxquelles j'ai piqué les jouets et tiré les cheveux!
Ce fut court, mais ce fut bon.
Nous avons laissé papa, à l'aéroport...Il m'a dit qu'il viendrai pour mon anniversaire fin Mars début Avril, vivement mon papa!!
16.2.08
courtes retrouvailles
4.2.08
Petites révisions générales
Aujourd'hui, mamie douceur, maman et moi avions rendez-vous à l'hopital Pellegrin de Bordeaux, pendant que papi ronchon gardait la maison.
Mamie ne se voyant pas conduire jusqu'en centre ville nous avons pris le tram'. Trente trois minutes de tram' c'est rigolo! Maman était complètement perdue. Arrivés à l'Hopital, il a fallu faire un trajet du genre " les douze travaux d'Obélix"!
Enfin, nous voilà rendus devant deux dames, qui n'ayant pas révisé mon dossier, qui pèse plus que moi , posaient tout un tas de questions à maman.
La première dame est restée assise derrière son bureau à poser des questions, pendant que la seconde ( qui est originaire d'Amiens) jouait avec moi par terre et me donnait des tas de jouets et m'observait pour savoir si je faisais tout comme il faut !!
La dame assise derrière le bureau a dit à maman de ne pas s'inquièter si je ne mangeais qu'un tas de petits riens...car un tas de petits riens font un tas de petits tout ( comme le dit si bien maman).
Et si je ne ne suis pas très causant, c'est que l'oralité est encore trop complexe pour moi !
J'ai rattrappé les courbes de croissance. Je pèse 10kilos430 et mesure 81 centimètres. Aucune inquiètude à avoir en ce qui concerne ma petite personne, tout va bien!
28.1.08
Seul au monde

En effet,à des moments très précis de ma vie, je revois des situations que j'ai connu comme si j'y étais toujours : la solitude ressentie le jour de l'accouchement, lorsque pour seule compagnie, la standardiste de l'hôpital a daigné prêter l'oreille à ma détresse.
Ce jour là, ma femme allait accoucher dans des conditions inconnues, alors que j'aurais dû être heureux , je ressentais une angoisse qui pouvait se résumer à cela, qui de la mère ou de l'enfant survivrait. C'est bien en ces termes là que se posait le problème.
Pour tout réconfort, j'eus un appel de mon père m'invitant à ne pas m' attacher à l'enfant qui n'avait aucune chance de survivre!
Bien qu'il s'excusa peu de temps après, je peux dire que c'était la dernière chose que j'espérais entendre.
Dans les jours qui suivirent la naissance d'Alexandre, dans le désarroi et le dénuement dans lequel nous nous trouvions face à une situation qui nous dépassait, je me trouvais bien isolé loin de ma famille d'origine.
Au mieux, on me servait de la condescendance polie, au pire, on pleurait avec moi comme pour se préparer au pire.
Le soutien n'a commencé à venir qu'au fil de nouvelles rassurantes, un peu comme un outsider, sur lequel on mise après qu'il eut vaincu un adversaire plus fort que lui.
Cela aurait pu être mieux vécu si ne c'était pas greffé sur cette situation déjà pénible, une haine et une rancoeur à ce jour non dissipées à l'égard de ma femme.
Aujourd'hui en écrivant ces lignes, j'en viens à me demander si on ne lui a pas reproché d'avoir accouché avant terme...
Certes, il arrive souvent à la bru ou au gendre d'avoir " volé " le fils ou la fille prodige, toutefois, il est des situations dont celle-ci fait partie, qui requièrent de tous les membres d'une famille ou d'un clan où l'union sacrée autour de la préservation de la vie.
Nonobstant l'aide matérielle qui nous a été apporté par mes parents, ceux-ci, ont été bien absents, là où je les espérais.....à nos cotés....dans cette lutte contre le désespoir.
Véronique ( sur Prémablog) nous explique que ses blessures ne sont pas refermées au bout de 11 ans. Je vous laisse juge de notre situation au bout de 23 mois.
Ce que je sais, c'est que je mettrais beaucoup de temps, à oublier de ceux que j'espérais le plus, ce que je considère comme une trahison.
Je compare aujourd'hui avec le recul leur attitude à celle d'un candidat à une élection appelant à voter pour l'un de ses concurrents dont il se sent le plus proche ayant perdu toutes chances d'être élu!
Je suis furieux et amère et ne sais pas si je pourrais pardonner un jour...
20.1.08
Y a un os !!
3.1.08
les élucubrations
Grâce au chomâge, maman et moi sommes au grand air depuis le mois d'octobre, nous sommes en Dordogne! Cette misère sociale m'a ouvert d'autres horizons : je respire mieux. J'ai fait la connaissance des cadichons qui font du lait, des cadichons qui courent le tiercé le dimanche et des lapins qui se planquent dans les fossés le long des routes, mais qu'on voit toujours à cause qu'ils ont les oreilles qui dépassent. Je vois des oiseaux à longues pattes qui cherchent les petites grenouilles dans les champs où sont les vaches. Mamie appelle ça des hérons.
Je regarde trente millions d'amis allongé sur le lit de papi et mamie. Je suis en admiration devant les chevaux et parfois m'endors devant la télé. Dans la journée, lorsque maman travaille, je joue avec mamie. Le soir, je vais chercher maman au travail dans la voiture de mamie. Même qu'au retour, j'ai rendez vous avec papa en web cam qui lui,est resté à Amiens, en attendant sa mutation. Bientôt nous aurons une maison bien à nous et nous serons de nouveau ensemble, papa, maman et moi !
30.12.07
la fée bleue est passée par là
Aujourd'hui, la fée bleue a fait de Pinocchio un vrai petit garçon. Pour s'en convaincre, vous qui ne le connaissez peut-être pas, reportez vous aux illustrations antérieures.
Ce qu'il faut savoir avec les prématurés est, que le développement physique et moteur est plus long que chez un enfant né à terme. Les acquisitions telles que, le toucher, l'observation et la parole suivent à la même vitesse, mais que progressivement aux alentours du 18 ème mois, les courbes de croissance et d'acquisition, ont tendance à rejoindre celles des enfants du même âge, nés à terme. Si bien que lorsqu'Alexandre est au milieu d'enfants de son âge, il est difficile d'en déduire qu'il est né prematuré. La nature comblant toujours le vide, trouve toujours un moyen de le remplir.
Nous, parents de grand prématuré, constatons tous les jours dans son comportement, sa motricité et son appréhension de l'environnement, des progrès que nous n'arrivons pas toujours à expliquer, malgré l'attention et l'interet dont il fait l'objet. Ne croyez pas non plus comme on pourrait être tenté d'imaginer qu'Alexandre est plus fragile qu'un autre. Il ne va pas plus chez le médecin en moyenne que ses cousines nées à terme, au contraire. Nous pouvons néanmoins constater dans son comportement la recherche peut être accrue de l'interet et de l'amour de ses proches. En tant que parents mais aussi oncles et tantes nous avons l'impression qu'il recquièrt davantage la présence de sa famille. Si vous êtes recemment sortis de néonat' avec votre bout de chou, gageons que ces quelques lignes vous aiderons à être patients, car la patience est la plus grande exigence que réclame la condition de parents de grand prématuré.
Nous profitons de ces quelques lignes, pour souhaiter à nos plus fidèles lecteurs et à ceux et celles qui les rejoindrons une bonne année 2008, sous le signe de la joie et du bonheur.
29.12.07
c'est la belle nuit de Noël
19.12.07
je galope

Ca y est enfin, j'ai pris mon envol! Je marche tout seul depuis fin Octobre
Même plus peur et même pas mal. C'était sympa dans les bras de mes parents, mais c'est mieux debout et toucher à tout. Tripoter, triturer, déranger, jeter par terre. Même si papa et maman me crient après , je sais que je pourrais recommencer! Ce que je ne me prive pas de faire dès qu'ils ont le dos tourné. Je peux carresser les toutous, tirer la queue des chats, tourner tout les boutons de la gazinière, arracher le fil de téléphone ce qui selon moi et nettement plus design. Je monte et je descend du lit de mes parents à volonté. Mais il ne faut pas croire que j'ai totalement renoncé à mon statut de bébé. En effet, pourquoi me casserais-je le tempérement à monter les escaliers à pieds alors que papa me prend aux bras sur trois étages!De surcroit pourquoi m'embeter à tenir mon biberon , alors que maman prend toujours autant de plaisir à me le donner. Mes parents sont bien gentils avec moi, il est normal que je leur accorde ces petits plaisirs!
La sagesse, c'est de savoir rester petit quand cela m'arrange et d'être grand quand ça dérange...
L'avantage de marcher c'est que l'on attire l'attention. J'ai appris à attendrir la gente féminine et a amuser les passants. Je découvre l'intelligence par le biais de la manipulation de mon petit monde. Ce n'est pas trop grave,car d'après papa, il y en a qui devienne Président de la République, avec les même procédés!
17.9.07
Petites reflexions
On écrit tout et n'importe quoi sur tout et n'importe quoi.
pour peu que l'on soit connu, on y va de sa prose car il est mieux vu d'être connu, que d'être reconnu. Moi , je ne suis personne. Je suis le papa d'un petit garçon dont la vie est le prétexte dont je me sers pour rendre service. A ceux qui comme moi ont cherché ou cherche encore des réponses à la question, pourquoi mon enfant est- il enfermé dans une boite relié à la vie par des fils dont il ne voit pas le bout? Qui se demandent en rentrant chez eux, ce que leur recele le répondeur et qui n'ont aucune idée de ce que leur réserve leur avenir de parents. Au surplus s'interdisent du plaisir et toute joie, ne réservant de sentiments qu'à une boite qu'on appelle couveuse, qui n'est ni plus ni moins l'extension du ventre dans lequel devrait se trouver leur enfant.
Au jour d'aujourd'hui, malgré que tout soit rentré dans l'ordre, je me demande toujours comment j'ai pu tenir dans de telles conditions d'austérité.Il me plaît à penser que c'est l'espoir qui m'a tenu en éveil. Ce même espoir, qu'au cours des textes que vous avez pu lire , j'ai essayé de vous faire partager. Le plus important n'est pas de savoir qui écrit quoi, mais pourquoi on l'écrit et à quoi cela va servir.
A ceux et celles qui me liront dans l'incertitude et le doute, je leur dirais: gardez à l'esprit, qu'il est plus facile de conserver une chose que de la faire grandir. Cela veut dire que non seulement vous devez croire au combat que mène votre enfant mais qu'en plus, vous devez y adhérer totalement comme si vous vous battiez pour survivre. Le combat achevé et que votre enfant sera à la maison, vous relierez ces quelques mots et peut être me comprendrez vous... Peut être ferez vous votre cette pensée d'André Malraux "La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie".
Je n'ai jamais souhaité donner une postérité à mon fils par ce blog, mais j'ai voulu retracer son combat, ainsi que nos joies, afin de prouver que la vie à toujours droit de citer, même dans la nuit la plus obscure. Pour vous en convaincre, regardez parterre, dans la rue et vous verrez que des petites fleurs de rien du tout parviennent, contre toute attente à percer le bitume!
1.9.07
On défait les valises

Il y a le ciel, le soleil et la mer... Refrain qui sied à des millions de vacanciers partis chercher le soleil dans le grand Sud!
Nous n'avons pas échappé à la règle.
Qui dit vacances dit farniente mais aussi progrès... En effet, l'esprit tranquille de Papa et Maman favorise l'esprit d'entreprise et l'initiative personnelle.
La marche a considérablement progressé, Alexandre ne penche plus son buste vers l'arrière et n'a besoin que d'un soutien symbolique (un doigt dans sa tite main juste pour rassurer). Le problème est que son pied droit reste perpendiculaire à sa jambe lors de la marche (le pédiatre ne s'affole pas sur ce sujet).
J'écrivais plus haut sur l'initiative personnelle: monter et descendre des fauteuils et canapés, aller dire bonjour aux "zanimos" de la télé, décrocher une savonnette ou une chaussure et dire avec un grand sourire: "allo?".
Le langage progresse aussi "Maman" revient souvent (même papa s'appelle Maman!).
Autre changement, Alexandre sait de lui-même fléchir ses genoux pour appréhender les objets au sol, pointe du doigt tout objet ou personne inconnue avec un "Ti"! qui nous interpelle.
Notre chienne Zoé s'est vu affubler d'un surnom, c'est Dada! Ainsi chaque chien ou chat devient Dada!
Le jeu devient omniprésent dans sa vie (favorisé par la proximité des parents), tout objet devient prétexte au jeu mais aussi au rapprochement et à l'encrage familial.
Sa mamie du Sud-ouest lui a offert un trotteur avec lequel il a exploré le jardin et ainsi fait connaissance avec oie, canards et autres "bétails" comme l'on dit en Picardie!
Sur laCôte d'Azur, Alexandre a essayé (timidement et bien protégé par une combinaison de "bébé-grenouille") le bain de mer sur la plage (varoise) de Sainte-Maxime!
Pique-nique avec ses grands parents niçois. Au programme: ballade au bord de mer, mondanités familiales, observation du chantier face à l'immeuble où nous habitions, shopping et bronzage (voir photo).
Au retour, après un ou deux jours de "décompression", nous avons laissé notre tibout un après-midi à la crèche: stupeur! tout a changé!
Des fées se sont penchées sur les pinceaux la perceuse et le mastic pour donner aux petits l'envie de revenir malgré la grisaille amiénoise dans un univers de gaieté et de couleurs.
Papa et Maman ont je crois eu plus de mal à s'adapter!
Voili voilou les vacances sont bien finies... Vive les prochaines!!!
19.7.07
L'heure du Choix

Issus de famille nombreuses, ses parents souhaiteraient qu'il ne s'ennuyât point.
Oui mais... Après avoir perdu son grand frère à un peu plus de 4 mois de gestation et les problèmes rencontrés par Alexandre que penser ? Ya-t-il une fatalité à vivre des grossesses problématiques?
Papa , lui, a peur de revivre un traumatisme de plus.
Impossible déjà d'évacuer ce qui a été vécu.
Maman croit qu'il ne faut pas vivre dans la peur et que chaque histoire diffère de la précédente.
Demain, Maman et Papa se retrouveront pour la première fois depuis 15 mois à la maternité afin de faire le point sur l'état de santé de Maman.
Celle-ci, met tous les atouts de son côté pour infléchir le destin, perte de poids, hygiène de vie...
Papa l'admire mais souffre de ne pouvoir la suivre mais espère beaucoup du rendez-vous de demain.
A la grâce de Dieu!
9.7.07
Attachement, appropriation, présence
C'est incroyable de voir combien il a pris conscience de son appartenance à la structure familiale.
Outre le fait qu'il dise "Maman ou Papa", il réclame de plus en plus notre présence, il requièrt jour après jours plus de soin et plus d'attention.
De plus, il s'est approprié l'espace : il visite l'appartement ( surtout les endroits que nous lui interdisons!), il touche tout, prend tout, croque tout!
Il est chez lui et en a pris conscience car, à l'inverse des lieux où l'on l'amène on le sent apaisé et calme dans son environnement.
Nous avons pu noter également une certaine forme de jalousie lorsque par exemple Papa enlasse Maman,il tente de s'insérer entre nous comme pour marquer sa présence et son rôle désormais incontournable au sein de la cellule familiale.
Autre nouveauté, celle que je nommerai "la chasse aux câlins".
En effet, il sollicite fortement ses parents ou ses Doudous afin d'obtenir des instants fugaces de tendresse . J'avoue qu'en tant que père c'est cela qui me fait le plus craquer.
Pour résumer, je crois non sans nostalgie que notre bébé entame son inexorable course à l'indépendance et que dans un avenir très proche il se mue de bébé en enfant...
Ceci fera l'objet d'une nouvelle petite histoire...
23.5.07
L'eveil
5.5.07
l'écharpe ombilicale

18.4.07
Debout l'horizon se dégage...
Certes il ne fait qu'esquisser le pas et cherche encore son équilibre mais la volonté est là. Tout est bon pour s'accrocher : le pantalon de Papa, de Maman, les barreaux du parc, le transat... Mieux encore, ce matin au réveil nous fûmes surpris de le voir debout dans son lit, frappant la barrière de bois comme pour nous prier de nous lever!
Évidemment, nous sommes très présents afin de le motiver mais nous ne nous doutions guère que ses progrès seraient si rapides, tant est que même sa kinésithérapeute s'étonne!
Nous avons remarqué que l'achat d'une solide paire de chaussures de marche a également contribué au franchissement de ce nouveau palier décisif.
Contrairement à une idée rependue, un enfant qui rampe n'est pas obligé de passer par la phase 2 du fameux"4 pattes", il peut tout aussi bien du jour au lendemain adopter la posture verticale et ce, à un âge qui varie selon les enfants...
Ne soyez donc pas trop exigeants à l'égard de vos enfants et sachez SURTOUT respecter leur rythme!
1.4.07
un an déjà

Zoé, notre chienne était de sortie. Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais elle est un peu jalouse de moi, bien que protectrice et guette avec interêt la chute éventuelle de toute miette de biscuit ou goutte sucrée!
Bref, vous l'aurez compris, j'ai complètement éclipsé l'anniversaire de maman, qui pourtant était fêté en même temps que le mien. Il semblerait à en voir les photos qu'elle aussi l'ait oublié!
Ce matin, très tôt je me mis à hurler avant de me retrouver entre mes parents, privilège rare et extraordinaire à tel point que je me demande si je n'allais pas hurler de nouveau dans les prochains jours à venir ( rassurez vous c'est une blague).
Ce soir nous sommes rentrés, du Tréport et curieusement je me suis senti à l'aise dans mon qutotidien.
Les vacances c'est bien, mais rien ne vaut un chez soi acceuillant et sécurisant...


