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3.12.08

Toi, émois et moi


Couleur du texteIl semblerait que notre "lapin"soit entré dans une phase d'expérimentation humaine. Il découvre que différentes parties de son corps forment un tout indissociable qui peut néanmoins avoir un coté multi-usage. Le zizi aurait une place prépondérante dans son schéma corporel, d'autant que grâce à sa cousine Angélique ( de neuf mois sa cadette) il a découvert que zizi et zétète pouvait être aussi différent que complémentaire.

Le traditionnel biberon du coucher s'accompagne désormais d'une séance d'onanisme forcené, qui ferait pâlir de jalousie un célèbre acteur italien au mensurations impressionnantes.

La perception du monde extérieur va visiblement de pair avec la connaissance de son corps. Je suis convaincu qu'il comprend désormais les interactions essentielles entre les individus eux même et les individus et leur environnement.

Il assimile à bientôt trois ans la différence qu'il peut y avoir entre ce qui est nécessaire et ce qui procure du plaisir ( que celui-ci soit gustatif ou corporel) . En tant que parents, nous ne sommes pas choqués par sa recherche effrénée du plaisir qui a tendance à nous amuser et à nous rassurer car après avoir été prématuré, il devient précoce!

4.11.08

émulation et motivation


L'air de la Gironde semble avoir profité à notre petit bonhomme. En effet, depuis le mois de Septembre où nous nous sommes installés, nous constatons chez lui une volonté de progresser par la communication verbale et gestuelle envers nous. On sent qu'il a des choses à nous dire et à nous faire partager et pour y parvenir, il écoute, imite et reproduit les modèles qu'il a à disposition autour de lui principalement chez sa nounou. Les repas sont cadrés ainsi que les principales activités de sa journée. Cela a pour conséquences de libérer son énergie sur l'apprentissage du langage. Ses progrès sont fulgurant, non seulement il articule et se fait comprendre mais il enchaîne mots et expressions de sorte qu'il parvient presque à faire des phrases complètes. Sa vivacité et ses galipettes nous prouvent qu'il est épanoui et heureux.
Un des médecins qui le suivait à Amiens , qui est aujourd'hui dans la banlieue bordelaise nous a assuré que nous pouvions être très confiant quant à l'avenir d'Alexandre ( il était heureux de revoir petit bonhomme).
Il observe tous les mécanismes de ses jouets, histoire de comprendre comment ils fonctionnent au risque de les reléguer au rang de chefs d'oeuvres en péril!! Il fait , montre d'une meilleur coordination de ses membres inférieurs et supérieurs, bien qu'il ne parvient pas tout à fait à les coordonner sur son vélo.
Il a intégré sa nouvelle vie et son nouveau cadre familial. Sa sociabilité et sa gentillesse en font un petit garçon populaire.

14.8.08

Miam, l'appétit revient

Enfin, un effet visible du rapprochement familial.
Notre bonhomme a reprit goût au repas. Il mange de bonne grace et sans y être obligé, de surcroit il souhaite se débrouiller par ses propres moyens.
Autre effet notoire, il profite largement de la grasse matinée avec papa, alors que maman est allée chercher la subsistance de la famille!
Non content de dormir le matin, il fait des siestes de plus en plus longues toujours avec papa qui n'a décidément rien d'autre à faire.
Pour les rares moments où tout le monde est réuni, nous obtons pour une promenade en voiture ( nous nous sommes modernisés et avons acquis un petit monospace familial).
Il semblerait que le rapport à l'alimentation ait été lié à l'absence de vie de famille ressentie comme il le pouvait par le pitchoun.
Il n'est donc pas forcément nécessaire de courir chez le médecin dés la première alerte, mais au contraire d'essayer de comprendre et de répondre à l'attente de votre enfant.
Sans avoir l'air "réac'"ceci est bien la preuve que la cellule familliale est l'élément stabilisant essentiel dans la vie de votre enfant.

28.7.08

Une nouvelle vie...


Une page se tourne définitivement, la petite famille quitte Amiens pour le pays de la bonne chair et du vin: le bordelais (Libourne précisément).Adieu notre grand deux pièces perché au 3ème étage sans ascenseur de la rue piétonne.

En effet, nous retournons à l'école dans un petit trois pièces que l'Education Nationale met à notre disposition.

A l'heure où j'écris ces quelques lignes Alexandre et Corine sont toujours chez Papi et Mamie de Dordogne profitant encore du grand terrain joliment fleuri alors que Papa, se fait comme il peut une place entre les cartons dans son ilot de solitude depuis prés de onze mois...
On a beau dire qu'il ne faut jamais regarder dans le rétroviseur pour aller de l'avant mais, tout de même que d'aventures nous seront arrivées qui seront de façon indélébile attachées à la Picardie.
Nous aurons perdu notre aîné (toujours dans nos coeurs) nous nous serons battus pour notre "Lapin Bup" (bup a été sans doute son premier mot intelligible!).
Je me plais néanmoins à penser que le meilleur nous tend les bras même si il ne sera pas facile d'acclimater Alexandre à une vie sans jardin ni "bétail" (comme l'on désigne les animaux en Picardie) bien que Zoé notre chienne nous suive.
Pas facile non plus pour Maman et Papa de s'intégrer dans une autre région avec d'autres gens et d'autres usages...
Nous avons cependant réussi une fois à Amiens, ce qui a de quoi nous rendre confiants d'autant que,"la machine à rêves" est relancée et que nous recommençons à faire des projets . L'avenir n'est jamais écrit alors...
Hauts les coeurs et à nous la Gironde, nous arrivons!

16.5.08

Sprint Final








C'est toujours très très difficile de dire au revoir à ma famille sur le quai de la gare... a l'issue d'une petite semaine de congés ils sont repartis chez mamie douceur et papi grande gueule de Ménesplet!
Entre temps, nous nous sommes rendus à la consultation de contrôle à l'hôpital d'Amiens: tout va bien! Alexandre a rattrapé et dépassé les criteres de "normalité" attribués à un enfant de 2 ans!
Il serait même nous a- t-on -dit avec ses 87 cm et ses 11.3 kg, le plus grands des ex "grandsprémas" qui ont fréquenté la "réa" à la même époque, On a fait la "tournée des popotes" et à l'hôpital l'infirmière Chef de "réa" a pris des photos de lui!
Certes la visite tombait en plein festival du film mais de là à voler la vedette à papa! (rires).
Bref, nos craintes sont dissipées et son pseudo retard de langage relégué aux oubliettes: laissons les enfants grandir sans leur imposer nos normes pesantes!
Comble de bonheur, le soleil était au rendez-vous et les "girondins" repartent avec un bronzage "made in Chti".
Vous l'aurez compris, ce voyage marque le début du sprint final, mais, c'est souvent quand on est prés du but que l'on a le plus de chances de craquer.
Sincèrement pour moi qui reste c'est plus dur que tout ce que j'ai vécu "réa" comprise...
Mon soulagement est de voir tout ce qui a été accompli en deux ans, son sourire perpétuel et les bisous qu'il m'a envoyé témoignent de son bonheur et que souhaiter de plus à son fils que la joie ?
Cette pensée dissipe un peu les gros nuages qui se s
ont agglomérés sur mon coeur....

24.4.08

Le syndrôme asperges


Je suis amer en tant que père j'ai raté tous les progrès d'Alexandre: son éveil, la marche et maintenant les asperges!
Pour la compréhension on rembobine: Corine a fait tomber quelques asperges et notre fils les a ramassé, sans même que sa maman le lui demande, pour les lui tendre.
Ça n'a l'air de rien mais ce progrès est fondamental car il atteste de la perception de l'environnement et son utilisation, en d'autres termes, notre fils devient intelligent.
Je souffre ne ne pouvoir l'accompagner et plus simplement de voir toutes ces belles choses.
J'ai l'impression de n'avoir eu le droit que suivre son combat contre les conséquences de la prématurité , que le rideau s'est baissé au moment où je pouvais à juste titre me délecter des bons moments.
Je rage contre le chômage qui a fait tant de mal à mon sentiment de paternité ainsi qu'à mon ressentir.
Hier Alexandre avait besoin de moi, aujourd'hui j'ai grand besoin de lui.
Il est tant d'écrire ce que je n'ai jamais dit ici: "Alexandre, je t'aime"...

15.4.08

Il ne lui manque que la parole!

On a coutume de dire, s'agissant de nos amis quadrupèdes canins: "il ne leur manque que la parole"!

En vacances auprès de ma famille, j'ai pu constater combien cet adage familier collait à mon fils (oui je dis mon fils, j'ose m'émanciper de sa mère!). Chacun de ses gestes, de ses mimiques, de ses délicieux sourires est un code qu'il met au point pour nous faire comprendre ce qu'il veut ou (de plus en plus souvent) ce qu'il ne veut pas!

Certes il bredouille plus ou moins adroitement selon l'heure de la journée des délectables "môman ou Papaa" il sait dire "mam" pour manger ou bien boire pour... Devinez vous-même!

Plus beau et plus émouvant est cette communication que je qualifierais de corporelle qu'il met au point pour être en osmose avec nous... Tiens, récemment il a appris à faire les bisous et, comme il a pris toutes les qualités de son père il les distille sans compter (là je provoque, sa mère a des gènes merveilleux malgré que le "leg" génétique ne soit pas des plus brillant!

Néanmoins cela est un autre débat. Quoiqu'il en soit, à un peu plus de deux ans, trois choses m'interpellent chez lui: en premier lieu son éveil et son intérêt pour la moindre brindille le moindre cailloux (il pointe du doigt accompagnant d'un "hé! l'objet de sa curiosité), en second lieu sa roublardise (empêché de sortir par la porte de la cuisine, il sort par la porte du salon en nous regardant comme pour nous dire"échec et mat"!) et enfin non des moindres sa gentillesse (fils de "dépendants affectifs" cela aurait-il un lien??)

Je n'ose à peine imaginer les prises de tête et la panique lorsqu'il maîtrisera l'art du langage pour nous matraquer de questions sur le pourquoi et le comment des choses! Plongés à corps perdu dans les encyclopédies et autres "wikimédia".

Enfin comme on dit, parent c'est un métier et il nous appartiendra de parfaire jours après jours nos connaissances!

Cela fera l'objet de nouvelles réflexions à n'en point douter...

10.4.08

"Bougnoule" de Bordeaux


En plein débat sur les conséquences de la banderole haineuse déroulée par les "supporters" du P.S.G à l'endroit des ch'tis, alors même que l'on croyait disparu le "délit de sale gueule", nous avons eu le déplaisir d'être reçus à l'hôpital pour enfants de Bordeaux comme des clandestins à la capitainerie d'un port!

Bien que les visites d'Alexandre se soient considérablement espacées, il n'en demeure pas moins qu'il a besoin d'un suivi rigoureux au moins jusqu'à l'âge de 5 ans.

Lors de la première et dernière visite au rendez vous Bordelais, on nous a clairement fait comprendre que notre gamin n'était pas la priorité du service n'ayant pas eu l'honneur de naître dans les murs du dit hôpital.

Tout au plus a t-on condescendu à prendre son poids et à survoler son carnet de santé avant d'arriver à la brillante conclusion à laquelle personne ne serait parvenu sans leur aide que tout allait bien!

Même le professeur Drame, professeur Honoris cosa de l'académie des sciences de Dakar a besoin d'une consultation pour déterminer quand aura lieu le retour de flamme tant espéré ou quand la Redoute voudra bien vous renvoyer l'être aimé par Colissimo...

Vous qui nous lisez en vérité je vous le dis, si vous êtes malade surtout mourrez dignement ou bien gardez le lien avec le dispensaire le plus proche de votre case, les missionnaires n'étant pas toujours disposés à vous écouter!

31.3.08

Putain!! Deux ans!!


Voilà deux ans que ce petit bout de vie est entré dans les notres. De bébé, il est devenu petit d'homme...

30.3.08

Deux ans déja...


Demain, 31 mars 2008, cela fera deux ans qu'Alexandre est né. Beaucoup de choses se sont passées pendant cette période.
Sa sortie de l'hôpital n'a pas été la fin de notre aventure, car , il nous a fallu faire face de manière très impliquée à ses problèmes respiratoires, le surveiller sans cesse car nous avions toujours peur (surtout moi) de devoir se débrouiller sans les" scopes "qui, auparavant nous indiquaient comment fonctionnaient ses variables vitales.
Sorti en fin juillet, il dû être ré- hospitalisé en septembre pour une grave infection urinaire.
Je me souviens qu'aux urgences, Corine qui me connait comme personne a accepté de nous laisser "entre hommes".
A la surprise générale, ce fût Papa et non Maman qui resta avec notre petit bout!
Le lendemain, l'infirmière qui me prenait pour un "bleu" en fût pour ses frais quand me demandant si j'avais pris la température d'Alexandre, je lui tendis le thermomètre lui disant: "c'est fait!"
Puis Alexandre grandit au gré des visites médicales, intégra la crèche puis voyageat beaucoup entre Amiens et Berck ou le Tréport ou entre Paris, Libourne ou Nice où résident respectivement ses familles maternelle et paternelle...
Récemment j'ai écris sur un article concernant le suivi des "grandsprémas" dans les colonnes du "parisien".
Voici que le quotidien "le Figaro" a à son tour sorti un article sur le sujet (à croire que c'est "tendance). En lisant ce sujet, de toute évidence mal maîtrisé par son auteur (en l'occurrence une femme, paradoxalement), on y apprend ce que l'on sait déjà à savoir que l'enfant né "grand préma" nécessite un suivi médical plus approfondi qu'un enfant né à terme mais, au surplus qu'accoucher prématurément serait un "choix" de femmes carriéristes faisant passer leur avenir professionnel avant leurs enfants!
Cela est un raccourci fallacieux pour au moins deux raisons:
La première est qu'aucune mère ne prend plaisir à venir voir son enfant se battre pour sa survie dans une boîte de plexiglas chauffée comme une serre aux accents tropicaux.
La seconde est que nombre de mères qui ont fréquenté le CHU d'Amiens lorsque nous y étions étaient jeunes et à priori hors de la population à risque des mères "sur le tard" privilégiant leur statut professionnel!
Cela n'a pas de sens!
J'y ajouterai une critique de plus c'est que lorsqu'un enfant joue sa vie minute par minute jour par jour, on a pas le temps de penser à l'avenir!
Toutefois je vois dans cet article une source d'espoir: en effet, si 40% des "grands prémas" sont des enfants à risque, 60 % d'entre eux auront une vie tout à fait classique et heureuse!
Enfin, au bout de deux ans de pratique du métier de père de "grand préma", je suis comblé et plein d'Espoir, c'est pourquoi j'ai choisi d'écrire en vert...
Bon anniversaire Alexandre!

25.3.08

Famille re-composée


Ca y est c'est fait, Papa a un poste dans le "grand Sud-Ouest". Depuis le 20 mars, je sais que notre famille va se retrouver et cela me rend fou de joie. Une fois n'est pas coutume, je parle de moi bien que, selon Blaise Pascal il soit "haïssable" .Je m'en fous!Des mois de solitude, de frustration et de spleen vont laisser place à la joie de serrer contre mon coeur le bien le plus précieux que la vie m'ait offert: MA FAMILLE!Je les aime comme une abeille aime le miel ou comme le bûcheron aime sa forêt!A l'heure du bilan, je suis un homme comblé par la vie: arrivé de Nice à Amiens seul, je repars à Bordeaux avec une femme merveilleuse, un enfant vif, curieux et câlin et une chienne au caractère cabochard tellement attachant....Quel homme peut se targuer d'un tel bonheur?J'envoie tout plein d'ondes positives et réconfortantes à tous ceux et celles qui se pencheront sur ce petit témoignage!A bientôt pour de nouvelles aventures!

11.3.08

La réalité nous rattrappe...

A voir notre petit garçon tel qu'il est sur la photo ci-contre, on en oublierait d'où il vient et qu'il nous faut rester vigilants. Une enquête publiée dernièrement par le quotidien "Le Parisien", nous ramène à la réalité des prématurés, à savoir qu'une surveillance constante s'impose dans les cinq années suivant leur naissance, malgré qu'ils puissent (comme c'est le cas d'Alexandre) être durablement "tirés d'affaire".


On sait depuis le début, qu'un enfant grand prématuré a statistiquement plus de possibilités que la moyenne, de développer des retards intellectuels, de compréhension, de langage ou d'apprentissage.

Problème épineux lorsque l'on apprend qu'aucune structure médicale ou très peu sont capables, en France d'assurer le "service après-vente" des "grands prémas".

Par ailleurs, aucun médecin ré-animateur ne peut anticiper au cas par cas le destin de ces bambins tombés du nid trop tôt... Ce qui n'est pas très rassurant pour nous, parents!

Toutefois, soyons hônnetes, qu'attendons nous du corps médical ? Qu'il sauve nos enfants, lorsque l'on vit dans l'instant on n'a pas vraiment le loisir de penser à demain surtout qu'il n'est jamais assuré...

Cependant, la courbe de croissance et la bienveillance des médecins à son égard, nous feraient presque oublier que nous avons un enfant différent dont les besoins sont spécifiques par rapport à ceux de ses semblables nés à terme.

Néanmoins, cette réalité qui nous revient à la face comme un boomerang n'entame ni notre foi en lui ni notre détermination à l'encadrer de notre mieux.

Sachons donc prendre la vie comme elle vient avec confiance tout en ne perdant pas de vue que pour nous, parents de "grands prémas" la naissance se prolonge bien au-delà de l'accouchement...

1.3.08

Papa n'est pas là...

Après avoir souffert à deux , se serrant les coudes lorsqu' Alexandre luttait pour survivre, voilà qu'il va nettement mieux et que je le vois grandir en webcam...
En arrivant à Nice, j'avais très peur qu'il ne me témoigne une sorte d'indifférence.
J'étais vite rassuré par son sourire, me permettant au passage de voir ses nouvelles petites quenottes, que mon absence m'avait interdit de regarder. Je lui ai tendu la main et il l'a prise avec joie, nous fîmes donc la course en tête, distançant Maman et ses grands parents (sans gloire je l'avoue).
Ce bref séjour au soleil, m'a fait un bien fou, pour dire la vérité, j'étais heureux qu'il n'y ait pas eu de lit de bébé pour mon Bombonino (le surnom dont je l'ai affublé) car cela nous a permis de dormir ensemble, soudés comme la famille que nous sommes même à distance.
Je sais que ce n'est pas la meilleure éducation qui soit, mais j'ai tendance à lui passer tous ses (petits) caprices. Le voir heureux, est ce qui me permet de supporter mon statut de père absent (non démissionnaire). Heureusement Mon Amour est là pour expliquer à Alexandre que son papa l'aime et pense à lui.
Néanmoins, savoir qu'il a cherché son père dans l'avion qui les ramenait à Bordeaux est un "crève-coeur " pour moi...
A peine étais-je rentré à Amiens que je me penchais sur les dates des vacances de Pâques! (la SNCF m'enverra le "précieux" dans les jours à venir).
Ah... J'oubliais! Cette photo a été prise dans le jardin d'enfants du village de l'Escarène où ma soeur , mon beau-frére et leurs filles se sont installés, une pensée donc pour eux qui réalisent leur rêve: devenir propriétaire!

Je dédie aussi ces quelques lignes aux papas qui rentrent tard du travail ou qui sont loin de leur famille.
La séparation a cela de bien, c'est qu'elle rappelle combien peut manquer l'Amour de nos proches...

22.2.08

tournez méninges





Le grand jour est arrivé! Papa et maman s'étaient donné rendez-vous à l'aéroport de Nice, de provenances différentes, papa arrivant de Paris et maman et moi de Bordeaux.
Papi et mamie G., nous attendaient tous les trois pour nous emmener dans les hauteurs Niçoises...
Que de zigs et de zags pour nous amener là haut...j'ai failli vomir!
Cinq jours, c'est court pour profiter de la présence de mon papa.
Durant ces quelques jours, nous sommes allés au Carnaval, au restaurant, où j'ai goutté les petits farcis, mangé des olives et des frites...et profité de mes trois bougresses de cousines auxquelles j'ai piqué les jouets et tiré les cheveux!
Ce fut court, mais ce fut bon.
Nous avons laissé papa, à l'aéroport...Il m'a dit qu'il viendrai pour mon anniversaire fin Mars début Avril, vivement mon papa!!

16.2.08

courtes retrouvailles


Aujourd'hui, maman et moi prenons l'avion pour aller retrouver papa à Nice! Je suis tout excité d'aller le retrouver, y parait , en plus que c'est le Carnaval. Maman ayant travaillé plus, ( pour gagner plus) s'octroie quelques jours de repos!
Le retour est prévu pour Jeudi, bouh!
J'vous raconterai.

4.2.08

Petites révisions générales


Aujourd'hui, mamie douceur, maman et moi avions rendez-vous à l'hopital Pellegrin de Bordeaux, pendant que papi ronchon gardait la maison.
Mamie ne se voyant pas conduire jusqu'en centre ville nous avons pris le tram'. Trente trois minutes de tram' c'est rigolo! Maman était complètement perdue. Arrivés à l'Hopital, il a fallu faire un trajet du genre " les douze travaux d'Obélix"!
Enfin, nous voilà rendus devant deux dames, qui n'ayant pas révisé mon dossier, qui pèse plus que moi , posaient tout un tas de questions à maman.
La première dame est restée assise derrière son bureau à poser des questions, pendant que la seconde ( qui est originaire d'Amiens) jouait avec moi par terre et me donnait des tas de jouets et m'observait pour savoir si je faisais tout comme il faut !!
La dame assise derrière le bureau a dit à maman de ne pas s'inquièter si je ne mangeais qu'un tas de petits riens...car un tas de petits riens font un tas de petits tout ( comme le dit si bien maman).
Et si je ne ne suis pas très causant, c'est que l'oralité est encore trop complexe pour moi !
J'ai rattrappé les courbes de croissance. Je pèse 10kilos430 et mesure 81 centimètres. Aucune inquiètude à avoir en ce qui concerne ma petite personne, tout va bien!

28.1.08

Seul au monde


En lisant Prémablog, un blog concernant une histoire similaire à la notre, j'ai compris que la souffrance qui avait été la notre, ne s'était pas estompée avec le temps.
En effet,à des moments très précis de ma vie, je revois des situations que j'ai connu comme si j'y étais toujours : la solitude ressentie le jour de l'accouchement, lorsque pour seule compagnie, la standardiste de l'hôpital a daigné prêter l'oreille à ma détresse.
Ce jour là, ma femme allait accoucher dans des conditions inconnues, alors que j'aurais dû être heureux , je ressentais une angoisse qui pouvait se résumer à cela, qui de la mère ou de l'enfant survivrait. C'est bien en ces termes là que se posait le problème.
Pour tout réconfort, j'eus un appel de mon père m'invitant à ne pas m' attacher à l'enfant qui n'avait aucune chance de survivre!
Bien qu'il s'excusa peu de temps après, je peux dire que c'était la dernière chose que j'espérais entendre.
Dans les jours qui suivirent la naissance d'Alexandre, dans le désarroi et le dénuement dans lequel nous nous trouvions face à une situation qui nous dépassait, je me trouvais bien isolé loin de ma famille d'origine.
Au mieux, on me servait de la condescendance polie, au pire, on pleurait avec moi comme pour se préparer au pire.
Le soutien n'a commencé à venir qu'au fil de nouvelles rassurantes, un peu comme un outsider, sur lequel on mise après qu'il eut vaincu un adversaire plus fort que lui.
Cela aurait pu être mieux vécu si ne c'était pas greffé sur cette situation déjà pénible, une haine et une rancoeur à ce jour non dissipées à l'égard de ma femme.
Aujourd'hui en écrivant ces lignes, j'en viens à me demander si on ne lui a pas reproché d'avoir accouché avant terme...
Certes, il arrive souvent à la bru ou au gendre d'avoir " volé " le fils ou la fille prodige, toutefois, il est des situations dont celle-ci fait partie, qui requièrent de tous les membres d'une famille ou d'un clan où l'union sacrée autour de la préservation de la vie.
Nonobstant l'aide matérielle qui nous a été apporté par mes parents, ceux-ci, ont été bien absents, là où je les espérais.....à nos cotés....dans cette lutte contre le désespoir.
Véronique ( sur Prémablog) nous explique que ses blessures ne sont pas refermées au bout de 11 ans. Je vous laisse juge de notre situation au bout de 23 mois.
Ce que je sais, c'est que je mettrais beaucoup de temps, à oublier de ceux que j'espérais le plus, ce que je considère comme une trahison.
Je compare aujourd'hui avec le recul leur attitude à celle d'un candidat à une élection appelant à voter pour l'un de ses concurrents dont il se sent le plus proche ayant perdu toutes chances d'être élu!
Je suis furieux et amère et ne sais pas si je pourrais pardonner un jour...

20.1.08

Y a un os !!


Je suis aujourd'hui une énigme pour mes parents. Je grossis tout en mangeant un minimum. Mes parents se demandent où je peux emmagasiner les quelques miettes de rien du tout de ce que j'ingurgite. En effet mes repas se limitent à quelques yaourts, crèmes dessert, parfois quelques morceaux de poissons panés ou de cotes de porc et quelques cuillères de soupe de mamie. Cela fait peu à une époque où je suis censé me développer rapidement. Certes mes parents sont séparés pour les raisons antérieurement développées, c'est peut être le moyen que j'ai trouvé pour les interpeller sur cette situation. Cela dit, ceci n'est pure conjecture sachant que dans le doute , on cherche toujours une explication. L'énigme est que je ne maigris pas . Y a t il vraiment un rapport entre mon état psychologique et mon rapport à l'alimentation? Nous attendons tous une réponse à cette question à l'occasion de la prochaine visite à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. En attendant, je souhaite à tous les enfants des parents qui nous lisent un bon appétit!

3.1.08

les élucubrations


Grâce au chomâge, maman et moi sommes au grand air depuis le mois d'octobre, nous sommes en Dordogne! Cette misère sociale m'a ouvert d'autres horizons : je respire mieux. J'ai fait la connaissance des cadichons qui font du lait, des cadichons qui courent le tiercé le dimanche et des lapins qui se planquent dans les fossés le long des routes, mais qu'on voit toujours à cause qu'ils ont les oreilles qui dépassent. Je vois des oiseaux à longues pattes qui cherchent les petites grenouilles dans les champs où sont les vaches. Mamie appelle ça des hérons.
Je regarde trente millions d'amis allongé sur le lit de papi et mamie. Je suis en admiration devant les chevaux et parfois m'endors devant la télé. Dans la journée, lorsque maman travaille,
je joue avec mamie. Le soir, je vais chercher maman au travail dans la voiture de mamie. Même qu'au retour, j'ai rendez vous avec papa en web cam qui lui,est resté à Amiens, en attendant sa mutation. Bientôt nous aurons une maison bien à nous et nous serons de nouveau ensemble, papa, maman et moi !

30.12.07

la fée bleue est passée par là

Demain, Alexandre aura 21 mois. A l'époque, il ressemblait à ce petit pantin de bois auquel un vieux marionnettiste italien souhaitait donner vie.
Aujourd'hui, la fée bleue a fait de Pinocchio un vrai petit garçon. Pour s'en convaincre, vous qui ne le connaissez peut-être pas, reportez vous aux illustrations antérieures.
Ce qu'il faut savoir avec les prématurés est, que le développement physique et moteur est plus long que chez un enfant né à terme. Les acquisitions telles que, le toucher, l'observation et la parole suivent à la même vitesse, mais que progressivement aux alentours du 18 ème mois, les courbes de croissance et d'acquisition, ont tendance à rejoindre celles des enfants du même âge, nés à terme. Si bien que lorsqu'Alexandre est au milieu d'enfants de son âge, il est difficile d'en déduire qu'il est né prematuré. La nature comblant toujours le vide, trouve toujours un moyen de le remplir.
Nous, parents de grand prématuré, constatons tous les jours dans son comportement, sa motricité et son appréhension de l'environnement, des progrès que nous n'arrivons pas toujours à expliquer, malgré l'attention et l'interet dont il fait l'objet. Ne croyez pas non plus comme on pourrait être tenté d'imaginer qu'Alexandre est plus fragile qu'un autre. Il ne va pas plus chez le médecin en moyenne que ses cousines nées à terme, au contraire. Nous pouvons néanmoins constater dans son comportement la recherche peut être accrue de l'interet et de l'amour de ses proches. En tant que parents mais aussi oncles et tantes nous avons l'impression qu'il recquièrt davantage la présence de sa famille. Si vous êtes recemment sortis de néonat' avec votre bout de chou, gageons que ces quelques lignes vous aiderons à être patients, car la patience est la plus grande exigence que réclame la condition de parents de grand prématuré.
Nous profitons de ces quelques lignes, pour souhaiter à nos plus fidèles lecteurs et à ceux et celles qui les rejoindrons une bonne année 2008, sous le signe de la joie et du bonheur.