Il semblerait que notre "lapin"soit entré dans une phase d'expérimentation humaine. Il découvre que différentes parties de son corps forment un tout indissociable qui peut néanmoins avoir un coté multi-usage. Le zizi aurait une place prépondérante dans son schéma corporel, d'autant que grâce à sa cousine Angélique ( de neuf mois sa cadette) il a découvert que zizi et zétète pouvait être aussi différent que complémentaire.3.12.08
Toi, émois et moi
Il semblerait que notre "lapin"soit entré dans une phase d'expérimentation humaine. Il découvre que différentes parties de son corps forment un tout indissociable qui peut néanmoins avoir un coté multi-usage. Le zizi aurait une place prépondérante dans son schéma corporel, d'autant que grâce à sa cousine Angélique ( de neuf mois sa cadette) il a découvert que zizi et zétète pouvait être aussi différent que complémentaire.4.11.08
émulation et motivation
Un des médecins qui le suivait à Amiens , qui est aujourd'hui dans la banlieue bordelaise nous a assuré que nous pouvions être très confiant quant à l'avenir d'Alexandre ( il était heureux de revoir petit bonhomme).
Il observe tous les mécanismes de ses jouets, histoire de comprendre comment ils fonctionnent au risque de les reléguer au rang de chefs d'oeuvres en péril!! Il fait , montre d'une meilleur coordination de ses membres inférieurs et supérieurs, bien qu'il ne parvient pas tout à fait à les coordonner sur son vélo.
Il a intégré sa nouvelle vie et son nouveau cadre familial. Sa sociabilité et sa gentillesse en font un petit garçon populaire.
14.8.08
Miam, l'appétit revient
Notre bonhomme a reprit goût au repas. Il mange de bonne grace et sans y être obligé, de surcroit il souhaite se débrouiller par ses propres moyens.
Autre effet notoire, il profite largement de la grasse matinée avec papa, alors que maman est allée chercher la subsistance de la famille!
Non content de dormir le matin, il fait des siestes de plus en plus longues toujours avec papa qui n'a décidément rien d'autre à faire.
Pour les rares moments où tout le monde est réuni, nous obtons pour une promenade en voiture ( nous nous sommes modernisés et avons acquis un petit monospace familial).
Il semblerait que le rapport à l'alimentation ait été lié à l'absence de vie de famille ressentie comme il le pouvait par le pitchoun.
Il n'est donc pas forcément nécessaire de courir chez le médecin dés la première alerte, mais au contraire d'essayer de comprendre et de répondre à l'attente de votre enfant.
Sans avoir l'air "réac'"ceci est bien la preuve que la cellule familliale est l'élément stabilisant essentiel dans la vie de votre enfant.
28.7.08
Une nouvelle vie...
En effet, nous retournons à l'école dans un petit trois pièces que l'Education Nationale met à notre disposition.
A l'heure où j'écris ces quelques lignes Alexandre et Corine sont toujours chez Papi et Mamie de Dordogne profitant encore du grand terrain joliment fleuri alors que Papa, se fait comme il peut une place entre les cartons dans son ilot de solitude depuis prés de onze mois...
On a beau dire qu'il ne faut jamais regarder dans le rétroviseur pour aller de l'avant mais, tout de même que d'aventures nous seront arrivées qui seront de façon indélébile attachées à la Picardie.
Nous aurons perdu notre aîné (toujours dans nos coeurs) nous nous serons battus pour notre "Lapin Bup" (bup a été sans doute son premier mot intelligible!).
Je me plais néanmoins à penser que le meilleur nous tend les bras même si il ne sera pas facile d'acclimater Alexandre à une vie sans jardin ni "bétail" (comme l'on désigne les animaux en Picardie) bien que Zoé notre chienne nous suive.
Pas facile non plus pour Maman et Papa de s'intégrer dans une autre région avec d'autres gens et d'autres usages...
Nous avons cependant réussi une fois à Amiens, ce qui a de quoi nous rendre confiants d'autant que,"la machine à rêves" est relancée et que nous recommençons à faire des projets . L'avenir n'est jamais écrit alors...
Hauts les coeurs et à nous la Gironde, nous arrivons!
16.5.08
Sprint Final


C'est toujours très très difficile de dire au revoir à ma famille sur le quai de la gare... a l'issue d'une petite semaine de congés ils sont repartis chez mamie douceur et papi grande gueule de Ménesplet!
Entre temps, nous nous sommes rendus à la consultation de contrôle à l'hôpital d'Amiens: tout va bien! Alexandre a rattrapé et dépassé les criteres de "normalité" attribués à un enfant de 2 ans!
Il serait même nous a- t-on -dit avec ses 87 cm et ses 11.3 kg, le plus grands des ex "grandsprémas" qui ont fréquenté la "réa" à la même époque, On a fait la "tournée des popotes" et à l'hôpital l'infirmière Chef de "réa" a pris des photos de lui!
Certes la visite tombait en plein festival du film mais de là à voler la vedette à papa! (rires).
Bref, nos craintes sont dissipées et son pseudo retard de langage relégué aux oubliettes: laissons les enfants grandir sans leur imposer nos normes pesantes!
Comble de bonheur, le soleil était au rendez-vous et les "girondins" repartent avec un bronzage "made in Chti".
Vous l'aurez compris, ce voyage marque le début du sprint final, mais, c'est souvent quand on est prés du but que l'on a le plus de chances de craquer.
Sincèrement pour moi qui reste c'est plus dur que tout ce que j'ai vécu "réa" comprise...
Mon soulagement est de voir tout ce qui a été accompli en deux ans, son sourire perpétuel et les bisous qu'il m'a envoyé témoignent de son bonheur et que souhaiter de plus à son fils que la joie ?
Cette pensée dissipe un peu les gros nuages qui se sont agglomérés sur mon coeur....
24.4.08
Le syndrôme asperges

Je suis amer en tant que père j'ai raté tous les progrès d'Alexandre: son éveil, la marche et maintenant les asperges!
Pour la compréhension on rembobine: Corine a fait tomber quelques asperges et notre fils les a ramassé, sans même que sa maman le lui demande, pour les lui tendre.
Ça n'a l'air de rien mais ce progrès est fondamental car il atteste de la perception de l'environnement et son utilisation, en d'autres termes, notre fils devient intelligent.
Je souffre ne ne pouvoir l'accompagner et plus simplement de voir toutes ces belles choses.
J'ai l'impression de n'avoir eu le droit que suivre son combat contre les conséquences de la prématurité , que le rideau s'est baissé au moment où je pouvais à juste titre me délecter des bons moments.
Je rage contre le chômage qui a fait tant de mal à mon sentiment de paternité ainsi qu'à mon ressentir.
Hier Alexandre avait besoin de moi, aujourd'hui j'ai grand besoin de lui.
Il est tant d'écrire ce que je n'ai jamais dit ici: "Alexandre, je t'aime"...
15.4.08
Il ne lui manque que la parole!
En vacances auprès de ma famille, j'ai pu constater combien cet adage familier collait à mon fils (oui je dis mon fils, j'ose m'émanciper de sa mère!). Chacun de ses gestes, de ses mimiques, de ses délicieux sourires est un code qu'il met au point pour nous faire comprendre ce qu'il veut ou (de plus en plus souvent) ce qu'il ne veut pas!
Certes il bredouille plus ou moins adroitement selon l'heure de la journée des délectables "môman ou Papaa" il sait dire "mam" pour manger ou bien boire pour... Devinez vous-même!
Plus beau et plus émouvant est cette communication que je qualifierais de corporelle qu'il met au point pour être en osmose avec nous... Tiens, récemment il a appris à faire les bisous et, comme il a pris toutes les qualités de son père il les distille sans compter (là je provoque, sa mère a des gènes merveilleux malgré que le "leg" génétique ne soit pas des plus brillant!
Néanmoins cela est un autre débat. Quoiqu'il en soit, à un peu plus de deux ans, trois choses m'interpellent chez lui: en premier lieu son éveil et son intérêt pour la moindre brindille le moindre cailloux (il pointe du doigt accompagnant d'un "hé! l'objet de sa curiosité), en second lieu sa roublardise (empêché de sortir par la porte de la cuisine, il sort par la porte du salon en nous regardant comme pour nous dire"échec et mat"!) et enfin non des moindres sa gentillesse (fils de "dépendants affectifs" cela aurait-il un lien??)
Je n'ose à peine imaginer les prises de tête et la panique lorsqu'il maîtrisera l'art du langage pour nous matraquer de questions sur le pourquoi et le comment des choses! Plongés à corps perdu dans les encyclopédies et autres "wikimédia".
Enfin comme on dit, parent c'est un métier et il nous appartiendra de parfaire jours après jours nos connaissances!
Cela fera l'objet de nouvelles réflexions à n'en point douter...
10.4.08
"Bougnoule" de Bordeaux
31.3.08
Putain!! Deux ans!!
30.3.08
Deux ans déja...

Demain, 31 mars 2008, cela fera deux ans qu'Alexandre est né. Beaucoup de choses se sont passées pendant cette période.
Sa sortie de l'hôpital n'a pas été la fin de notre aventure, car , il nous a fallu faire face de manière très impliquée à ses problèmes respiratoires, le surveiller sans cesse car nous avions toujours peur (surtout moi) de devoir se débrouiller sans les" scopes "qui, auparavant nous indiquaient comment fonctionnaient ses variables vitales.
Sorti en fin juillet, il dû être ré- hospitalisé en septembre pour une grave infection urinaire.
Je me souviens qu'aux urgences, Corine qui me connait comme personne a accepté de nous laisser "entre hommes".
A la surprise générale, ce fût Papa et non Maman qui resta avec notre petit bout!
Le lendemain, l'infirmière qui me prenait pour un "bleu" en fût pour ses frais quand me demandant si j'avais pris la température d'Alexandre, je lui tendis le thermomètre lui disant: "c'est fait!"
Puis Alexandre grandit au gré des visites médicales, intégra la crèche puis voyageat beaucoup entre Amiens et Berck ou le Tréport ou entre Paris, Libourne ou Nice où résident respectivement ses familles maternelle et paternelle...
Récemment j'ai écris sur un article concernant le suivi des "grandsprémas" dans les colonnes du "parisien".
Voici que le quotidien "le Figaro" a à son tour sorti un article sur le sujet (à croire que c'est "tendance). En lisant ce sujet, de toute évidence mal maîtrisé par son auteur (en l'occurrence une femme, paradoxalement), on y apprend ce que l'on sait déjà à savoir que l'enfant né "grand préma" nécessite un suivi médical plus approfondi qu'un enfant né à terme mais, au surplus qu'accoucher prématurément serait un "choix" de femmes carriéristes faisant passer leur avenir professionnel avant leurs enfants!
Cela est un raccourci fallacieux pour au moins deux raisons:
La première est qu'aucune mère ne prend plaisir à venir voir son enfant se battre pour sa survie dans une boîte de plexiglas chauffée comme une serre aux accents tropicaux.
La seconde est que nombre de mères qui ont fréquenté le CHU d'Amiens lorsque nous y étions étaient jeunes et à priori hors de la population à risque des mères "sur le tard" privilégiant leur statut professionnel!
Cela n'a pas de sens!
J'y ajouterai une critique de plus c'est que lorsqu'un enfant joue sa vie minute par minute jour par jour, on a pas le temps de penser à l'avenir!
Toutefois je vois dans cet article une source d'espoir: en effet, si 40% des "grands prémas" sont des enfants à risque, 60 % d'entre eux auront une vie tout à fait classique et heureuse!
Enfin, au bout de deux ans de pratique du métier de père de "grand préma", je suis comblé et plein d'Espoir, c'est pourquoi j'ai choisi d'écrire en vert...
Bon anniversaire Alexandre!
25.3.08
Famille re-composée
11.3.08
La réalité nous rattrappe...
On sait depuis le début, qu'un enfant grand prématuré a statistiquement plus de possibilités que la moyenne, de développer des retards intellectuels, de compréhension, de langage ou d'apprentissage.
Problème épineux lorsque l'on apprend qu'aucune structure médicale ou très peu sont capables, en France d'assurer le "service après-vente" des "grands prémas".
Par ailleurs, aucun médecin ré-animateur ne peut anticiper au cas par cas le destin de ces bambins tombés du nid trop tôt... Ce qui n'est pas très rassurant pour nous, parents!
Toutefois, soyons hônnetes, qu'attendons nous du corps médical ? Qu'il sauve nos enfants, lorsque l'on vit dans l'instant on n'a pas vraiment le loisir de penser à demain surtout qu'il n'est jamais assuré...
Cependant, la courbe de croissance et la bienveillance des médecins à son égard, nous feraient presque oublier que nous avons un enfant différent dont les besoins sont spécifiques par rapport à ceux de ses semblables nés à terme.
Néanmoins, cette réalité qui nous revient à la face comme un boomerang n'entame ni notre foi en lui ni notre détermination à l'encadrer de notre mieux.
Sachons donc prendre la vie comme elle vient avec confiance tout en ne perdant pas de vue que pour nous, parents de "grands prémas" la naissance se prolonge bien au-delà de l'accouchement...
1.3.08
Papa n'est pas là...
En arrivant à Nice, j'avais très peur qu'il ne me témoigne une sorte d'indifférence.
J'étais vite rassuré par son sourire, me permettant au passage de voir ses nouvelles petites quenottes, que mon absence m'avait interdit de regarder. Je lui ai tendu la main et il l'a prise avec joie, nous fîmes donc la course en tête, distançant Maman et ses grands parents (sans gloire je l'avoue).
Ce bref séjour au soleil, m'a fait un bien fou, pour dire la vérité, j'étais heureux qu'il n'y ait pas eu de lit de bébé pour mon Bombonino (le surnom dont je l'ai affublé) car cela nous a permis de dormir ensemble, soudés comme la famille que nous sommes même à distance.
Je sais que ce n'est pas la meilleure éducation qui soit, mais j'ai tendance à lui passer tous ses (petits) caprices. Le voir heureux, est ce qui me permet de supporter mon statut de père absent (non démissionnaire). Heureusement Mon Amour est là pour expliquer à Alexandre que son papa l'aime et pense à lui.
Néanmoins, savoir qu'il a cherché son père dans l'avion qui les ramenait à Bordeaux est un "crève-coeur " pour moi...
A peine étais-je rentré à Amiens que je me penchais sur les dates des vacances de Pâques! (la SNCF m'enverra le "précieux" dans les jours à venir).
Ah... J'oubliais! Cette photo a été prise dans le jardin d'enfants du village de l'Escarène où ma soeur , mon beau-frére et leurs filles se sont installés, une pensée donc pour eux qui réalisent leur rêve: devenir propriétaire!
Je dédie aussi ces quelques lignes aux papas qui rentrent tard du travail ou qui sont loin de leur famille.
La séparation a cela de bien, c'est qu'elle rappelle combien peut manquer l'Amour de nos proches...
22.2.08
tournez méninges
Le grand jour est arrivé! Papa et maman s'étaient donné rendez-vous à l'aéroport de Nice, de provenances différentes, papa arrivant de Paris et maman et moi de Bordeaux.
Papi et mamie G., nous attendaient tous les trois pour nous emmener dans les hauteurs Niçoises...
Que de zigs et de zags pour nous amener là haut...j'ai failli vomir!
Cinq jours, c'est court pour profiter de la présence de mon papa.
Durant ces quelques jours, nous sommes allés au Carnaval, au restaurant, où j'ai goutté les petits farcis, mangé des olives et des frites...et profité de mes trois bougresses de cousines auxquelles j'ai piqué les jouets et tiré les cheveux!
Ce fut court, mais ce fut bon.
Nous avons laissé papa, à l'aéroport...Il m'a dit qu'il viendrai pour mon anniversaire fin Mars début Avril, vivement mon papa!!
16.2.08
courtes retrouvailles
4.2.08
Petites révisions générales
Aujourd'hui, mamie douceur, maman et moi avions rendez-vous à l'hopital Pellegrin de Bordeaux, pendant que papi ronchon gardait la maison.
Mamie ne se voyant pas conduire jusqu'en centre ville nous avons pris le tram'. Trente trois minutes de tram' c'est rigolo! Maman était complètement perdue. Arrivés à l'Hopital, il a fallu faire un trajet du genre " les douze travaux d'Obélix"!
Enfin, nous voilà rendus devant deux dames, qui n'ayant pas révisé mon dossier, qui pèse plus que moi , posaient tout un tas de questions à maman.
La première dame est restée assise derrière son bureau à poser des questions, pendant que la seconde ( qui est originaire d'Amiens) jouait avec moi par terre et me donnait des tas de jouets et m'observait pour savoir si je faisais tout comme il faut !!
La dame assise derrière le bureau a dit à maman de ne pas s'inquièter si je ne mangeais qu'un tas de petits riens...car un tas de petits riens font un tas de petits tout ( comme le dit si bien maman).
Et si je ne ne suis pas très causant, c'est que l'oralité est encore trop complexe pour moi !
J'ai rattrappé les courbes de croissance. Je pèse 10kilos430 et mesure 81 centimètres. Aucune inquiètude à avoir en ce qui concerne ma petite personne, tout va bien!
28.1.08
Seul au monde

En effet,à des moments très précis de ma vie, je revois des situations que j'ai connu comme si j'y étais toujours : la solitude ressentie le jour de l'accouchement, lorsque pour seule compagnie, la standardiste de l'hôpital a daigné prêter l'oreille à ma détresse.
Ce jour là, ma femme allait accoucher dans des conditions inconnues, alors que j'aurais dû être heureux , je ressentais une angoisse qui pouvait se résumer à cela, qui de la mère ou de l'enfant survivrait. C'est bien en ces termes là que se posait le problème.
Pour tout réconfort, j'eus un appel de mon père m'invitant à ne pas m' attacher à l'enfant qui n'avait aucune chance de survivre!
Bien qu'il s'excusa peu de temps après, je peux dire que c'était la dernière chose que j'espérais entendre.
Dans les jours qui suivirent la naissance d'Alexandre, dans le désarroi et le dénuement dans lequel nous nous trouvions face à une situation qui nous dépassait, je me trouvais bien isolé loin de ma famille d'origine.
Au mieux, on me servait de la condescendance polie, au pire, on pleurait avec moi comme pour se préparer au pire.
Le soutien n'a commencé à venir qu'au fil de nouvelles rassurantes, un peu comme un outsider, sur lequel on mise après qu'il eut vaincu un adversaire plus fort que lui.
Cela aurait pu être mieux vécu si ne c'était pas greffé sur cette situation déjà pénible, une haine et une rancoeur à ce jour non dissipées à l'égard de ma femme.
Aujourd'hui en écrivant ces lignes, j'en viens à me demander si on ne lui a pas reproché d'avoir accouché avant terme...
Certes, il arrive souvent à la bru ou au gendre d'avoir " volé " le fils ou la fille prodige, toutefois, il est des situations dont celle-ci fait partie, qui requièrent de tous les membres d'une famille ou d'un clan où l'union sacrée autour de la préservation de la vie.
Nonobstant l'aide matérielle qui nous a été apporté par mes parents, ceux-ci, ont été bien absents, là où je les espérais.....à nos cotés....dans cette lutte contre le désespoir.
Véronique ( sur Prémablog) nous explique que ses blessures ne sont pas refermées au bout de 11 ans. Je vous laisse juge de notre situation au bout de 23 mois.
Ce que je sais, c'est que je mettrais beaucoup de temps, à oublier de ceux que j'espérais le plus, ce que je considère comme une trahison.
Je compare aujourd'hui avec le recul leur attitude à celle d'un candidat à une élection appelant à voter pour l'un de ses concurrents dont il se sent le plus proche ayant perdu toutes chances d'être élu!
Je suis furieux et amère et ne sais pas si je pourrais pardonner un jour...
20.1.08
Y a un os !!
3.1.08
les élucubrations
Grâce au chomâge, maman et moi sommes au grand air depuis le mois d'octobre, nous sommes en Dordogne! Cette misère sociale m'a ouvert d'autres horizons : je respire mieux. J'ai fait la connaissance des cadichons qui font du lait, des cadichons qui courent le tiercé le dimanche et des lapins qui se planquent dans les fossés le long des routes, mais qu'on voit toujours à cause qu'ils ont les oreilles qui dépassent. Je vois des oiseaux à longues pattes qui cherchent les petites grenouilles dans les champs où sont les vaches. Mamie appelle ça des hérons.
Je regarde trente millions d'amis allongé sur le lit de papi et mamie. Je suis en admiration devant les chevaux et parfois m'endors devant la télé. Dans la journée, lorsque maman travaille, je joue avec mamie. Le soir, je vais chercher maman au travail dans la voiture de mamie. Même qu'au retour, j'ai rendez vous avec papa en web cam qui lui,est resté à Amiens, en attendant sa mutation. Bientôt nous aurons une maison bien à nous et nous serons de nouveau ensemble, papa, maman et moi !
30.12.07
la fée bleue est passée par là
Aujourd'hui, la fée bleue a fait de Pinocchio un vrai petit garçon. Pour s'en convaincre, vous qui ne le connaissez peut-être pas, reportez vous aux illustrations antérieures.
Ce qu'il faut savoir avec les prématurés est, que le développement physique et moteur est plus long que chez un enfant né à terme. Les acquisitions telles que, le toucher, l'observation et la parole suivent à la même vitesse, mais que progressivement aux alentours du 18 ème mois, les courbes de croissance et d'acquisition, ont tendance à rejoindre celles des enfants du même âge, nés à terme. Si bien que lorsqu'Alexandre est au milieu d'enfants de son âge, il est difficile d'en déduire qu'il est né prematuré. La nature comblant toujours le vide, trouve toujours un moyen de le remplir.
Nous, parents de grand prématuré, constatons tous les jours dans son comportement, sa motricité et son appréhension de l'environnement, des progrès que nous n'arrivons pas toujours à expliquer, malgré l'attention et l'interet dont il fait l'objet. Ne croyez pas non plus comme on pourrait être tenté d'imaginer qu'Alexandre est plus fragile qu'un autre. Il ne va pas plus chez le médecin en moyenne que ses cousines nées à terme, au contraire. Nous pouvons néanmoins constater dans son comportement la recherche peut être accrue de l'interet et de l'amour de ses proches. En tant que parents mais aussi oncles et tantes nous avons l'impression qu'il recquièrt davantage la présence de sa famille. Si vous êtes recemment sortis de néonat' avec votre bout de chou, gageons que ces quelques lignes vous aiderons à être patients, car la patience est la plus grande exigence que réclame la condition de parents de grand prématuré.
Nous profitons de ces quelques lignes, pour souhaiter à nos plus fidèles lecteurs et à ceux et celles qui les rejoindrons une bonne année 2008, sous le signe de la joie et du bonheur.


